Campement Notre-Dame : quel impact sur la vie de quartier et l’immobilier?

Image illustration Campement Notre Dame Montréal

Depuis plusieurs années, le campement installé le long de la rue Notre-Dame Est fait partie du paysage d’Hochelaga-Maisonneuve. Ce qui était au départ une situation temporaire est devenu un enjeu majeur de cohabitation, de salubrité, de sécurité perçue et d’attractivité résidentielle.

Il est essentiel de rappeler que les personnes en situation d’itinérance vivent elles-mêmes une grande détresse. Le problème n’est pas leur existence dans le quartier, mais l’absence de solution durable, encadrée et sécuritaire. Un campement improvisé, sans installations suffisantes, sans encadrement constant et sans relogement adapté, finit par créer des conséquences pour tout le monde : les personnes vulnérables, les résidents, les commerçants, les propriétaires et les familles du secteur.

 

Campement Notre Dame Montréal

 

Un enjeu concret pour les résidents

Sur le terrain, plusieurs citoyens rapportent une dégradation du sentiment de sécurité : accumulation de déchets, va-et-vient constant, tensions dans l’espace public, inquiétudes autour des parcs, des ruelles et des immeubles résidentiels. Même lorsque les incidents ne touchent pas directement tous les résidents, la perception d’insécurité a un effet réel sur la qualité de vie.

Pour les propriétaires et gestionnaires d’immeubles du secteur, les impacts sont également très concrets : plus de préoccupations exprimées par les locataires, davantage d’hésitation chez certains candidats à la location, craintes liées à la propreté, à l’accès aux bâtiments et à la tranquillité des lieux.

 

L’immobilier est sensible à l’environnement immédiat

La valeur d’un logement ou d’un immeuble ne dépend pas seulement de sa superficie ou de son état. Elle dépend aussi de son environnement : sécurité, propreté, accès aux services, ambiance de rue, attractivité du quartier. Lorsqu’un secteur est associé à un campement important et à des problèmes visibles de salubrité, cela peut nuire à l’image du quartier et influencer les décisions des locataires, acheteurs et investisseurs.

Hochelaga-Maisonneuve demeure un quartier vivant, humain et recherché, avec de nombreux atouts. Mais nier l’impact du campement Notre-Dame serait irresponsable. Les citoyens ont le droit de demander des solutions sans être accusés de manquer d’empathie.

 

Il n’est cependant pas à présenter uniquement comme un enjeu de logement. La réalité est plus complexe. Plusieurs intervenants reconnaissent que l’itinérance visible est fréquemment liée à des enjeux de dépendance, de santé mentale et d’exclusion sociale. Tant que ces problèmes ne seront pas pris en charge de façon structurée, les citoyens continueront d’observer des situations préoccupantes dans les rues, les parcs, les stations de transport collectif et à proximité des secteurs résidentiels.

 

Une solution humaine, mais ferme

Déplacer le problème d’un coin de rue à un autre ne règle rien. Laisser un campement prendre de l’ampleur pendant des mois ne règle rien non plus. Il faut une réponse coordonnée : hébergement adapté, accompagnement social, santé mentale, dépendances, sécurité, nettoyage, relogement réel et présence municipale constante.

La compassion envers les personnes vulnérables ne doit pas se faire au détriment des résidents du quartier. Un quartier peut être solidaire tout en exigeant des règles claires, des espaces publics sécuritaires et une gestion responsable.

 

Hochelaga-Maisonneuve mérite mieux qu’un laisser-faire permanent. Les personnes qui vivent dans le campement méritent mieux qu’une tente sur Notre-Dame. Et les résidents méritent de retrouver un environnement propre, sécuritaire et respecté.

 

Sources externes : Ville de Montréal, TVA Nouvelles, Jour de Montréal, 985fm, SPVM

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